Auteur :
Pierre-Clément Cazon
Directeur de la publication
Pour un premier voyage au Japon, la carte IC est l’un des meilleurs achats à faire dès l’arrivée. Elle évite d’acheter un ticket à chaque trajet, sert dans de nombreux bus, métros et trains, et permet aussi de payer dans des distributeurs, konbini, consignes et commerces compatibles. Le vrai sujet, en 2026, n’est plus de savoir si une carte IC est utile : elle l’est presque toujours. La question est de choisir la bonne version selon son téléphone, son aéroport d’arrivée et la durée du séjour.
Si vous avez un iPhone compatible et que l’application est disponible pour vous, commencez par Welcome Suica Mobile. C’est l’option la plus fluide : elle permet d’émettre et de recharger une Suica sur iOS, sans passer par un guichet à l’arrivée. JR East indique que la Suica mobile dédiée aux visiteurs est valable 180 jours une fois émise.
Si vous préférez une carte physique, prenez une Welcome Suica à l’arrivée dans une gare ou un point JR East qui la vend. Elle est pensée pour les visiteurs temporaires, ne demande pas de dépôt et reste valable 28 jours à partir de l’achat.
Si vous arrivez à Haneda ou Narita et que l’offre TOURIST PASMO est plus facile à obtenir sur votre parcours, elle joue le même rôle pratique pour un court séjour : 28 jours de validité, usage transport et paiement dans les lieux compatibles, sans remboursement du solde non utilisé.
Pour un voyageur, Suica et PASMO servent surtout à franchir les portiques et à payer de petits achats. Les deux systèmes appartiennent à l’écosystème des cartes IC japonaises interopérables. JR East indique que Welcome Suica peut être utilisée sur les trains, bus, commerces et distributeurs affichant le logo du réseau national de compatibilité, avec une limite importante : on ne peut pas faire un trajet continu d’une zone IC à une autre sans sortir puis revalider.
PASMO précise de son côté que sa carte fonctionne dans le métro de Tokyo et sur les réseaux ferroviaires et bus participants au Japon, mais pas sur toutes les lignes. Cette nuance est essentielle : une carte IC n’est pas un pass illimité et ne remplace pas toujours un billet spécifique.
Le meilleur choix n’est donc pas “Suica contre PASMO”. Le meilleur choix est celui que vous pouvez obtenir le plus facilement, recharger sans friction et utiliser pendant toute la durée du séjour.
Welcome Suica est conçue pour les visiteurs temporaires. Elle peut être utilisée pour les trajets et les achats compatibles pendant 28 jours à partir de la date d’achat. JR East précise qu’elle ne nécessite pas de dépôt, ce qui simplifie la fin de séjour : vous gardez la carte comme souvenir, mais le solde restant n’est pas remboursé.
Depuis le 27 mars 2025, JR East liste plusieurs points de vente, notamment les JR East Travel Service Centers de Narita Airport Terminal 1, Narita Airport Terminal 2-3, Haneda Airport Terminal 3, Tokyo, Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro, Ueno, Yokohama et Sendai, ainsi que des distributeurs Welcome Suica à Narita et Haneda. JR East indique aussi qu’en principe, une seule Welcome Suica peut être vendue par personne.
Notre conseil : si vous arrivez par Narita ou Haneda et que vous voulez une solution physique, achetez-la avant de quitter l’aéroport. Cela évite de chercher une alternative plus tard, surtout avec des bagages et une première correspondance.
Welcome Suica Mobile vise les visiteurs étrangers équipés d’iOS. JR East indique que l’application permet d’émettre et de recharger une Suica utilisable pour les trains, bus et achats compatibles. C’est le choix le plus confortable pour les voyageurs qui veulent éviter les files, les guichets et les machines.
La limite à connaître avant de compter dessus : JR East précise que le téléchargement de l’application et les fonctions de recharge peuvent être restreints par la loi dans certains pays. L’application demande aussi l’activation de la localisation pour déterminer si l’ajout de valeur est possible. Il faut donc la tester avant le départ, mais ne pas partir sans plan B si l’émission ou la recharge échoue.
Notre arbitrage : pour un voyageur français à l’aise avec Apple Pay et les apps de transport, c’est le premier choix. Pour un groupe, une famille ou un voyageur qui préfère voir son solde sur une carte physique, Welcome Suica ou TOURIST PASMO restent plus rassurants.
PASMO a annoncé le lancement de TOURIST PASMO à partir de mai 2026 pour les visiteurs internationaux en court séjour. La carte reprend la logique d’une carte IC touristique : elle peut être utilisée sur les trains et bus acceptant les cartes IC dans la région de Tokyo et dans les réseaux compatibles au Japon, ainsi que pour des paiements sans contact dans les commerces participants.
La durée de validité est de 28 jours à partir de l’émission. PASMO précise que les fonds non utilisés ne sont pas remboursés. Le communiqué de lancement indique une vente prévue dans des gares et lieux proches de Narita et Haneda, avec un prix de 2 000 yens à Narita et plusieurs montants possibles à Haneda, le montant payé correspondant à la valeur chargée sur la carte.
Notre conseil : TOURIST PASMO est une très bonne option si elle est disponible exactement là où vous arrivez. Ne faites pas un détour uniquement pour elle si une Welcome Suica ou une solution mobile est plus immédiate.
Pour Tokyo et les grandes villes, il vaut mieux commencer modestement. Un premier chargement de 2 000 à 3 000 yens suffit souvent pour rejoindre son hébergement et couvrir les premiers trajets urbains, sans immobiliser trop d’argent sur une carte non remboursable. Les voyageurs qui restent plus longtemps peuvent recharger ensuite.
JR East indique que Welcome Suica peut être rechargée jusqu’à 20 000 yens sur les machines compatibles et aux distributeurs Seven Bank, notamment dans les 7-Eleven. La recharge de la carte physique se fait en yens ; JR East précise qu’une carte bancaire ne peut pas être utilisée pour recharger une Welcome Suica physique.
Notre règle : rechargez souvent, mais peu. C’est moins spectaculaire qu’un gros solde dès l’aéroport, mais beaucoup plus rationnel quand le remboursement n’est pas prévu.
L’erreur classique consiste à chercher “la meilleure carte” comme s’il s’agissait d’un pass de transport. Une carte IC n’est pas un forfait : c’est un porte-monnaie de transport. Elle fait gagner du temps, mais elle ne rend pas les trajets gratuits et ne remplace pas les pass régionaux, les billets longue distance ou les réservations nécessaires.
La bonne stratégie est plus simple : une carte IC pour les trajets quotidiens, des billets séparés pour les trains rapides ou longue distance, et des recharges progressives pour ne pas finir le voyage avec un solde inutile.