Auteur :
Pierre-Clément Cazon
Directeur de la publication
Situé à Mitaka, dans l’ouest de Tokyo, à proximité du parc Inokashira, le musée Ghibli est l’un des lieux les plus recherchés par les amateurs d’animation japonaise.
Ce n’est ni un parc d’attractions, ni un musée classique alignant des vitrines : c’est un lieu conçu comme une expérience, un bâtiment à explorer, presque comme si l’on entrait dans l’un des films de Hayao Miyazaki.
Studio Ghibli lance son activité en juin 1985 afin de produire les films d’animation d’Isao Takahata et Hayao Miyazaki. Le studio devient ensuite l’un des grands symboles mondiaux de l’animation japonaise avec des œuvres comme Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le Château dans le ciel, Kiki la petite sorcière ou Le Voyage de Chihiro. Ce dernier a remporté l’Oscar du meilleur film d’animation lors de la cérémonie de 2003, renforçant encore la reconnaissance internationale du studio.
Le musée Ghibli de Mitaka prolonge cet univers, mais sans se contenter d’exposer des souvenirs de films. Il cherche surtout à montrer comment naît une image animée : les croquis, les idées, les mouvements, les couleurs, les décors, les gestes et les détails qui donnent vie à un monde. C’est ce qui rend la visite précieuse, même pour ceux qui connaissent déjà les films par cœur.
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom officiel | Ghibli Museum, Mitaka |
| Adresse | 1-1-83 Shimorenjaku, Mitaka-shi, Tokyo 181-0013, Japon |
| Localisation | Mitaka, à l’ouest de Tokyo, près du parc Inokashira |
| Ouverture officielle | 1er octobre 2001 |
| Horaires habituels | 10 h – 18 h |
| Réservation | Obligatoire, aucun billet vendu sur place |
| Tarifs officiels | 1 000 ¥ adulte, 700 ¥ 13–18 ans, 400 ¥ 7–12 ans, 100 ¥ 4–6 ans, gratuit pour les 3 ans et moins |
| Durée conseillée | 2 h 30 à 3 h |
| Projection incluse | Oui, une séance au Saturn Theater par visite |
| Photos | Interdites à l’intérieur du musée |
| Exposition officielle en 2026 | The Studio of Yuriko Yamawaki — Treasure from an Artist’s Clutter, prévue de novembre 2025 à mai 2027 |
| Court-métrage projeté en mai 2026 | Treasure Hunting, selon le calendrier officiel du musée |
| Accès principal | Ligne JR Chūō jusqu’à Mitaka, puis marche ou bus communautaire |
Les billets doivent être réservés à l’avance, car le musée ne vend aucun ticket sur place. Les prix officiels restent très abordables, mais les places sont limitées et les créneaux partent vite, surtout les week-ends, les vacances japonaises et les périodes touristiques.
Le musée Ghibli n’a pas été pensé comme une simple collection d’objets liés aux films du studio. Dans le texte présentant le type de musée qu’il voulait créer, Hayao Miyazaki insiste sur une idée : le visiteur doit pouvoir découvrir, ressentir, réfléchir, se perdre, puis ressortir enrichi. Le bâtiment doit lui-même ressembler à un film, avec des espaces chaleureux, traversés par la lumière, l’air et la surprise.
Le slogan souvent associé au lieu, “Let’s lose our way together”, résume bien cet esprit. Le musée ne pousse pas les visiteurs dans un parcours linéaire. Il encourage au contraire l’exploration : escaliers, passerelles, balcons, vitraux, recoins, petits détails cachés, salles de projection, terrasse et jardin sur le toit. On ne visite pas seulement le musée Ghibli ; on le parcourt comme un décor vivant.
Cette approche explique aussi pourquoi la photographie est interdite à l’intérieur. Le musée cherche à préserver une expérience directe, sans transformer chaque salle en décor de selfie. C’est parfois frustrant, mais cela fait partie de la philosophie du lieu : voir avec ses yeux, garder des souvenirs, observer les détails, plutôt que documenter chaque instant.

L’histoire du musée naît à la rencontre de deux projets. D’un côté, la ville de Mitaka souhaitait développer une installation culturelle dans le secteur ouest du parc Inokashira. De l’autre, Tokuma Shoten et Studio Ghibli réfléchissaient, à partir de la fin des années 1990, à la création d’un lieu consacré à l’animation. Les discussions entre la ville de Mitaka, Tokuma Shoten, Studio Ghibli et les autorités concernées aboutissent progressivement à un projet commun.
Il est important de corriger une erreur souvent reprise : le musée Ghibli n’est pas installé dans un parc national japonais. Il se trouve dans le parc Inokashira, un parc métropolitain de Tokyo situé entre Mitaka et Musashino. Cette nuance est importante, car elle évite d’attribuer au musée un statut administratif qu’il n’a pas.
Le montage institutionnel du musée est assez particulier. Le bâtiment relève de la ville de Mitaka, tandis que l’exploitation culturelle est liée à la Tokuma Memorial Cultural Foundation for Animation. Studio Ghibli apporte son savoir-faire sur les expositions et le contenu, tandis que les espaces commerciaux comme la boutique et le café sont organisés séparément. Ce fonctionnement explique pourquoi le musée a une dimension à la fois publique, culturelle et très liée au studio.
Le coût total du projet est estimé à environ 5 milliards de yens, dont environ 4,4 milliards de yens pour le projet porté par Museo d’Arte Ghibli et environ 600 millions de yens pour la fondation et les autres coûts de mise en place. Le bâtiment est achevé le 30 juin 2001, puis le musée ouvre au public le 1er octobre 2001. Contrairement à ce que l’on lit parfois, l’ouverture ne donne pas lieu à une grande cérémonie formelle : le journal officiel du musée indique que le lieu ouvre simplement ses portes à 10 h, avec Hayao Miyazaki saluant les visiteurs.
Le bâtiment du musée est relativement compact, mais très dense. Il comprend un niveau en sous-sol, deux étages, une structure en béton armé avec des parties en acier et en bois, un site d’environ 4 000 m² et une surface de plancher d’environ 3 500 m². Il abrite l’entrée, le hall central, les salles d’exposition, le Saturn Theater, la boutique, le café, les bureaux, les espaces de stockage et les installations techniques.
L’intérêt du musée ne tient donc pas à sa taille, mais à sa conception. Les visiteurs passent d’un espace à l’autre par des escaliers en colimaçon, des passerelles, des couloirs, des terrasses et des ouvertures inattendues. Le hall central, avec son dôme de verre, ses vitraux et ses couleurs, donne l’impression d’un bâtiment vivant. On peut y voir des échos aux machines volantes, aux maisons étranges, aux ateliers encombrés et aux architectures imaginaires que l’on retrouve dans les films de Miyazaki.
Le musée fonctionne aussi comme une transition entre la ville et la nature. Sa proximité avec le parc Inokashira, son jardin sur le toit, ses plantes, son patio et ses ouvertures vers l’extérieur rappellent l’importance de la nature dans de nombreux films du studio. L’intégration au parc participe fortement à l’atmosphère du lieu : on n’arrive pas dans un grand complexe touristique, mais dans un bâtiment presque caché, à taille humaine.

L’un des premiers détails marquants est la fausse billetterie gardée par Totoro. Elle donne immédiatement le ton : le musée joue avec le visiteur, brouille les limites entre réel et imaginaire, et commence l’expérience avant même l’entrée officielle. Ce détail est souvent l’une des premières photos prises à l’extérieur du musée.
À l’entrée, le billet réservé est échangé contre un fragment de pellicule 35 mm issu de véritables copies de films projetées en salle. Chaque visiteur reçoit ainsi un petit morceau d’image unique. C’est l’un des souvenirs les plus appréciés du musée, car le fragment varie selon le hasard : certains visiteurs tombent sur un personnage, d’autres sur un décor, une scène d’action ou un détail presque abstrait.
Dès l’entrée, le visiteur peut observer une fresque au plafond où apparaissent notamment le soleil, des fruits, des personnages et des figures associées aux films Ghibli, comme Kiki, Jiji ou Nausicaä sur son Möwe. C’est un bon exemple de la manière dont le musée intègre des références aux films sans transformer chaque salle en catalogue.
Le hall central est l’un des espaces les plus spectaculaires du musée. Avec ses escaliers, ses ponts, ses balcons, ses vitraux colorés et son dôme, il donne une impression de verticalité et de mouvement. On peut monter, descendre, revenir en arrière, regarder depuis un autre angle. Le bâtiment encourage cette circulation libre, presque ludique.
L’une des sections les plus importantes du musée est l’espace souvent présenté sous le titre “Where a Film is Born”. Il recrée l’atmosphère d’un atelier de création : livres, croquis, jouets, esquisses, objets d’inspiration, bureaux, dessins et traces du processus créatif. L’idée est de montrer comment un film d’animation peut naître d’une accumulation d’images, d’observations et de recherches.
Cette section donne une vraie profondeur à la visite. Elle permet de comprendre que l’univers Ghibli ne repose pas seulement sur des personnages iconiques, mais aussi sur une méthode : observer le réel, accumuler des références, dessiner, corriger, simplifier, donner du poids aux gestes et de la crédibilité aux mondes imaginaires.
Le musée présente aussi des dispositifs consacrés au mouvement et aux principes de l’animation. Ils permettent de comprendre comment une image fixe peut donner l’illusion de la vie lorsqu’elle est répétée, décalée, éclairée ou mise en séquence. Ces installations sont particulièrement intéressantes pour les enfants, mais aussi pour les adultes qui veulent comprendre la mécanique visuelle derrière l’animation.
Certaines installations utilisent des effets lumineux ou stroboscopiques. Le musée signale d’ailleurs que ces effets peuvent gêner les personnes sensibles, ce qui mérite d’être pris en compte avant la visite.
Le Saturn Theater est une petite salle d’environ 80 places où sont projetés des courts-métrages originaux de Studio Ghibli. Ces films ont été créés pour le musée et ne sont généralement pas disponibles en DVD, Blu-ray ou streaming. Une seule séance est incluse dans le billet d’entrée, et le film dépend du programme du moment.
C’est l’un des grands intérêts de la visite. Même si l’on connaît très bien les longs-métrages de Ghibli, le Saturn Theater offre la possibilité de découvrir une œuvre rare, souvent courte, poétique, drôle ou expérimentale.
En 2026, l’exposition temporaire officielle est “The Studio of Yuriko Yamawaki — Treasure from an Artist’s Clutter”. Elle a commencé le 19 novembre 2025 et doit se poursuivre jusqu’en mai 2027, sous réserve de modification. Elle met en lumière l’univers de Yuriko Yamawaki, illustratrice notamment liée aux livres pour enfants de Rieko Nakagawa, dont plusieurs œuvres ont inspiré des courts-métrages projetés au Saturn Theater.
L’exposition recrée l’atmosphère d’un atelier rempli de papiers, d’objets, de livres, de dessins, de souvenirs et de fragments d’inspiration. Elle s’inscrit très bien dans l’esprit du musée : montrer non seulement le résultat final, mais aussi l’environnement mental et matériel d’un créateur.
2026 marque le 25e anniversaire du musée, mais à la date de mise à jour de ce guide, l’exposition officielle annoncée pour 2026 est bien celle consacrée à Yuriko Yamawaki. Il ne faut donc pas présenter une exposition anniversaire intitulée “25 ans de magie” comme si elle était confirmée.
Le Chat-bus, inspiré de Mon Voisin Totoro, est l’une des installations les plus célèbres du musée. Il est réservé aux enfants, généralement jusqu’à l’âge de 12 ans. Pour les plus jeunes, c’est souvent l’un des moments les plus mémorables de la visite. Les adultes peuvent l’observer, mais l’accès au jeu est réservé aux enfants.
Sur le jardin du toit se trouve une statue d’environ cinq mètres du robot soldat du Château dans le ciel. C’est l’un des symboles du musée, et l’un des rares espaces où les visiteurs peuvent garder un souvenir photographique, sous réserve des règles affichées sur place et des conditions météo. Le toit peut être fermé en cas de mauvais temps.
Le jardin sur le toit offre aussi une belle transition avec le parc Inokashira. On quitte les salles intérieures, plus secrètes et labyrinthiques, pour retrouver la végétation, l’air et la lumière.

Tri Hawks est une petite salle de lecture où les visiteurs, notamment les enfants, peuvent découvrir des livres recommandés par Hayao Miyazaki et par le musée. C’est un espace souvent plus calme que les autres, mais il résume très bien l’esprit Ghibli : l’imaginaire du studio se nourrit autant de cinéma que de littérature, d’illustration et de récits pour enfants.
Le musée regorge de petits détails que l’on peut facilement manquer si l’on va trop vite : un patio, un puits à pompe, des ornements artisanaux, une trappe métallique souriante, des vitraux, des escaliers et des objets qui semblent sortis d’un décor de film. Ce sont ces détails qui donnent au musée son caractère très particulier.
Le musée Ghibli organise régulièrement des expositions temporaires consacrées à un film, à une technique d’animation, à un artiste, à une œuvre littéraire ou à un thème précis. Elles ne durent pas toutes un an : certaines sont prolongées, d’autres s’étalent sur plusieurs années. Il vaut donc mieux vérifier l’exposition en cours au moment de votre visite plutôt que de se fier à un rythme fixe.
Voici une sélection d’expositions récentes et marquantes confirmées par le musée :
| Période / lancement | Exposition | Intérêt |
|---|---|---|
| 2025–2027 | The Studio of Yuriko Yamawaki — Treasure from an Artist’s Clutter | Atelier, illustration, livres pour enfants, sources d’inspiration |
| 2024 | The Boy and the Heron Part 3: Background Art | Décors, arrière-plans, rapport entre peinture à la main et outils numériques |
| 2022 | Future Boy Conan Exhibition | Hommage à la série de Hayao Miyazaki |
| 2021 | Earwig and the Witch Exhibition | Premier long-métrage entièrement réalisé en 3D CG par Studio Ghibli |
| 2019 | Sketch, Flash, Spark! — From the Ghibli Forest Sketchbook | Croquis, idées, recherches visuelles |
| 2018 | The Work of Coloring Films | Couleurs, celluloïds, direction artistique |
| 2017 | Delicious! Animating Memorable Meals | Scènes de repas, gestes, animation du quotidien |
| 2016 | Cat Bus to the Ghibli Forest | Univers du Chat-bus et de la forêt Ghibli |
| 2009 | Ponyo on the Cliff by the Sea — Making a Film with Pencils | Retour au crayon, animation dessinée à la main, fabrication de Ponyo |
Ces expositions montrent que le musée ne se limite pas aux grands personnages connus du public. Il explore aussi les gestes du travail d’animation : dessiner, colorer, faire bouger, composer une scène, animer un repas, concevoir un décor ou comprendre la place des outils numériques.

Le Saturn Theater projette une sélection de courts-métrages originaux de Studio Ghibli. Le programme change selon les dates, et le visiteur ne choisit pas le film projeté. En mai 2026, le musée annonce Treasure Hunting ; en juin 2026, The Day I Bought a Star ; et en juillet 2026, Mon Mon the Water Spider, sous réserve de modification.
Voici la liste officielle des courts-métrages du musée :
| Court-métrage | Durée officielle | Création / réalisation | À savoir |
|---|---|---|---|
| The Whale Hunt | 16 min 07 | Scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Des enfants imaginent une chasse à la baleine à partir d’un jeu |
| Koro’s Big Day Out | 15 min 02 | Histoire, scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Un chiot s’échappe de la maison et se perd |
| Mei and the Baby Cat Bus | 13 min 43 | Histoire, scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Une suite miniature de l’univers de Mon Voisin Totoro |
| House Hunting | 12 min 11 | Histoire, scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Une jeune fille nommée Fuki part chercher une nouvelle maison |
| The Day I Bought a Star | 16 min 03 | Scénario et réalisation : Hayao Miyazaki, d’après l’univers d’Iblard de Naohisa Inoue | Un conte cosmique autour d’une graine d’étoile |
| Mon Mon the Water Spider | 14 min 54 | Histoire, scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Une histoire centrée sur une araignée d’eau |
| A Sumo Wrestler’s Tail | 12 min 55 | Concept et scénario : Hayao Miyazaki ; réalisation : Akihiko Yamashita | Une fable humoristique autour d’une souris sumo |
| Mr. Dough and the Egg Princess | 11 min 37 | Écrit et réalisé par Hayao Miyazaki | Une aventure visuelle inspirée par la musique classique |
| Treasure Hunting | 9 min | Projet : Hayao Miyazaki, d’après Rieko Nakagawa et Yuriko Omura | Deux enfants partent à la chasse au trésor |
| Boro the Caterpillar | 14 min 20 | Histoire, scénario et réalisation : Hayao Miyazaki | Un court-métrage mêlant animation dessinée et images de synthèse |
Ces films sont courts et très visuels. Même sans comprendre parfaitement le japonais, on peut généralement suivre l’histoire grâce aux images, aux gestes et au rythme. Le musée propose des dispositifs d’assistance auditive, mais l’audio signalé officiellement est en japonais.
Le musée permet de mieux comprendre pourquoi l’animation de Ghibli donne si souvent l’impression d’un monde vivant. L’attention ne porte pas seulement sur les grandes scènes spectaculaires, mais aussi sur les gestes ordinaires : manger, marcher, regarder, ouvrir une porte, s’asseoir, courir, respirer, attendre.
Les expositions passées montrent plusieurs axes essentiels du travail Ghibli. L’exposition consacrée aux repas expliquait par exemple comment les scènes de nourriture permettent de donner de la vie aux personnages, de montrer une culture, un quotidien ou une relation. L’exposition sur la couleur montrait le rôle de la palette, des celluloïds et de la direction colorée dans l’émotion d’une scène.
Il faut toutefois éviter une idée trop simpliste : Ghibli ne se résume pas à “tout est dessiné à la main, sans numérique”. Le dessin reste central dans l’identité du studio, mais l’histoire récente montre une relation plus nuancée avec les outils numériques. Ponyo a fait l’objet d’une exposition sur le retour au crayon et à l’animation par la main humaine, tandis que Earwig and the Witch est présenté comme le premier long-métrage entièrement réalisé en 3D CG par Studio Ghibli. De son côté, l’exposition sur les décors du Garçon et le Héron expliquait que les outils numériques sont aujourd’hui plus présents dans la production des arrière-plans, tout en soulignant la valeur particulière des décors peints à la main.
Cette nuance rend la visite encore plus intéressante. Le musée ne défend pas seulement une technique ancienne ; il montre une manière de penser l’image animée, où le dessin, l’observation, le rythme, la couleur et la sensation de vie restent essentiels, quel que soit l’outil employé.
Le café du musée, souvent appelé Straw Hat Café, permet de faire une pause pendant la visite. Le site officiel mentionne notamment des escalopes panées faites maison, des hot dogs, des desserts et des boissons. Les menus peuvent changer selon les périodes ; il vaut donc mieux éviter de promettre des plats très précis si ceux-ci ne sont pas annoncés au moment de la visite.
L’intérêt du café ne tient pas seulement à la nourriture. Comme le reste du musée, il est pensé dans le détail : bois, terrasse, ambiance chaleureuse, objets, circulation entre intérieur et extérieur. Le café peut être très demandé, surtout autour de midi. Pour éviter une longue attente, mieux vaut y aller en dehors des heures classiques de déjeuner ou garder cette pause pour la fin de visite.

La boutique du musée s’appelle Mamma Aiuto, en référence aux pirates de l’air de Porco Rosso. Elle propose des produits Studio Ghibli, des objets originaux du musée, des livres, de la papeterie, des articles décoratifs et des souvenirs qui varient selon les périodes.
Tous les objets ne sont pas nécessairement exclusifs, mais la boutique reste l’un des meilleurs endroits pour trouver des articles liés au musée de Mitaka. Comme elle se trouve en fin de parcours pour de nombreux visiteurs, elle peut être assez fréquentée. Il est donc préférable de prévoir un peu de temps, surtout si vous voulez chercher un souvenir précis.
La réservation est obligatoire. Aucun billet n’est vendu sur place, et les billets sont associés à une date et à un horaire précis. En règle générale, les billets sont mis en vente le 10 de chaque mois à 10 h, heure japonaise, pour le mois suivant.
| Catégorie | Prix |
|---|---|
| 19 ans et plus | 1 000 ¥ |
| 13 à 18 ans | 700 ¥ |
| 7 à 12 ans | 400 ¥ |
| 4 à 6 ans | 100 ¥ |
| 3 ans et moins | Gratuit |
Ces tarifs sont très accessibles pour Tokyo, mais la difficulté vient de la disponibilité. Les billets partent vite, en particulier pour les week-ends, les vacances scolaires japonaises, la Golden Week, Obon et les périodes de forte affluence touristique.
Pour juillet et août 2026, le musée annonce un système spécifique combinant une loterie préalable et une vente générale. Les créneaux d’entrée indiqués sont 10 h, 11 h, 12 h, 13 h, 14 h, 15 h et 16 h. Pour juillet 2026, les inscriptions à la loterie sont prévues du 25 au 31 mai 2026, avec résultats le 8 juin. Pour août 2026, les inscriptions sont prévues du 25 au 30 juin, avec résultats le 8 juillet. Les ventes générales commencent respectivement le 10 juin et le 10 juillet à 10 h, heure japonaise.
La meilleure stratégie consiste à créer son compte à l’avance, préparer plusieurs dates possibles, se connecter quelques minutes avant l’ouverture des ventes et privilégier les jours de semaine. Pour un voyageur en France, l’ouverture à 10 h au Japon correspond généralement à une connexion très tôt le matin : autour de 2 h ou 3 h selon la saison.
Il faut également se méfier des sites non officiels. Le musée a déjà publié des avertissements concernant des sites frauduleux ou imitant le site officiel. Pour éviter les mauvaises surprises, utilisez uniquement les canaux indiqués par le musée ou par des agences reconnues.
Les horaires habituels du musée sont 10 h – 18 h. Il ne faut toutefois pas se contenter de retenir “fermé le mardi”, car le calendrier réel peut varier selon les périodes, la maintenance ou les événements spéciaux. En mai 2026, par exemple, le musée annonce une fermeture pour maintenance du 12 au 19 mai, avec réouverture prévue le 20 mai.
Avant de réserver votre transport ou d’organiser votre journée à Mitaka, vérifiez toujours le calendrier officiel correspondant à votre mois de visite.

Le musée se situe à l’adresse suivante : 1-1-83 Shimorenjaku, Mitaka-shi, Tokyo 181-0013. Depuis Shinjuku, l’accès le plus simple consiste à prendre la ligne JR Chūō jusqu’à la gare de Mitaka. Le trajet dure environ 20 minutes selon le train. Depuis la sortie sud de Mitaka, il faut ensuite compter environ 15 minutes de marche jusqu’au musée.
La marche est agréable, notamment si vous passez par les abords du parc Inokashira. Des panneaux guident les visiteurs, et le trajet permet de quitter progressivement l’ambiance dense de Tokyo pour un quartier plus calme, résidentiel et verdoyant.
Une navette communautaire relie aussi la gare de Mitaka au musée. Elle circule environ toutes les 15 minutes pendant les heures d’ouverture. Le tarif officiel indiqué est de 230 ¥ pour un adulte, payable en espèces ou carte IC, et de 120 ¥ pour un enfant en espèces ou 50 ¥ avec carte IC. Les anciennes informations indiquant un aller-retour à 320 ¥ sans compatibilité Suica/Pasmo sont donc obsolètes.
Si vous utilisez un Japan Rail Pass actif, les lignes JR classiques, rapides et locales font partie du périmètre général couvert par le pass, ce qui peut inclure le trajet jusqu’à Mitaka selon votre itinéraire.
Le musée ne dispose pas de parking visiteurs. Il recommande d’utiliser les transports en commun.
Prévoyez idéalement 2 h 30 à 3 h. Deux heures peuvent suffire pour une visite rapide, mais trois heures permettent de profiter du Saturn Theater, de l’exposition temporaire, du toit, de la boutique et éventuellement du café sans se presser.
Arrivez en avance, mais pas trop : le billet est associé à un créneau précis. Il est inutile d’arriver une heure avant si vous ne pouvez pas entrer avant votre horaire, mais il est préférable d’être dans le secteur avec un peu de marge pour éviter le stress du transport.
Comme les photos sont interdites à l’intérieur, emportez un petit carnet si vous aimez noter des détails, des impressions ou des idées de films à revoir. Évitez les sacs encombrants : les petits effets personnels peuvent être déposés dans des casiers, mais pour les grosses valises, les consignes de gare restent la meilleure option. Le musée indique que les visiteurs peuvent contacter le personnel pour les bagages trop volumineux, mais il est plus confortable d’arriver léger.
La nourriture et les boissons ne sont pas autorisées dans les salles d’exposition. Il faut utiliser les espaces prévus, notamment le café et sa terrasse. Les téléphones portables doivent aussi être utilisés avec discrétion, dans le respect des règles du musée.
Le musée Ghibli est très adapté aux enfants, mais il n’est pas pensé comme une aire de jeux géante. Il s’agit plutôt d’un lieu qui stimule la curiosité : escaliers, vitraux, petites salles, projections, installations visuelles, livres et détails cachés. Le Chat-bus est l’attraction la plus évidente pour les plus jeunes, mais beaucoup d’enfants apprécient aussi le billet en pellicule, les espaces autour du mouvement et le Saturn Theater.
Les poussettes doivent être laissées dans les espaces prévus. Le musée propose des toilettes accessibles, des espaces de soin pour les bébés et peut prêter des fauteuils roulants. Certaines zones, comme le jardin sur le toit, ne sont pas accessibles en fauteuil roulant, notamment en raison de l’absence d’ascenseur entre le deuxième étage et le toit.
La plupart des installations du musée sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant, à l’exception du jardin sur le toit. Le musée dispose de toilettes accessibles, accepte les chiens d’assistance et propose des fauteuils roulants en prêt. Le Saturn Theater dispose aussi d’un système d’assistance auditive, avec audio japonais.
Certaines installations utilisent des lumières stroboscopiques. Les visiteurs sensibles à ces effets doivent en tenir compte avant la visite.

Le parc Inokashira est l’un des meilleurs compléments à la visite. On peut s’y promener avant ou après le musée, profiter de l’étang, des arbres, des barques et de l’atmosphère plus calme de l’ouest tokyoïte. Au printemps, le secteur est très apprécié pour les cerisiers ; en automne, les couleurs rendent la balade particulièrement agréable.
Kichijōji se trouve à proximité du parc Inokashira et du musée. C’est un quartier vivant, agréable pour prendre un café, dîner, faire du shopping ou prolonger la journée après la visite. Il offre une ambiance plus locale que Shinjuku ou Shibuya, tout en restant facilement accessible.
Pour les grands fans, le Ghibli Park est le complément le plus évident au musée de Mitaka. Il se trouve dans le parc commémoratif de l’Expo 2005, dans la préfecture d’Aichi, près de Nagoya. Il a ouvert le 1er novembre 2022 et propose plusieurs zones immersives liées aux univers de Studio Ghibli. Les billets doivent aussi être réservés à l’avance, et il ne faut pas le confondre avec le musée de Mitaka : l’expérience, l’échelle et la localisation sont très différentes.
Tomonoura, dans la préfecture de Hiroshima, est souvent associé à Ponyo sur la falaise. Ce port ancien, ses ruelles et son atmosphère maritime évoquent fortement l’univers du film. C’est une destination plus éloignée de Tokyo, mais intéressante pour les voyageurs qui veulent construire un itinéraire autour des lieux d’inspiration de Ghibli.
L’île de Yakushima, au sud de Kyushu, est célèbre pour ses forêts anciennes et ses cèdres millénaires. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et est régulièrement citée comme une inspiration importante pour l’atmosphère forestière de Princesse Mononoké. C’est une destination de nature et de randonnée, à réserver aux voyageurs disposant de plusieurs jours.
Le musée Edo-Tokyo est un excellent complément culturel pour comprendre l’histoire urbaine et sociale de Tokyo. Il a rouvert le 31 mars 2026 après plusieurs années de rénovation. Il n’est pas lié directement à Ghibli, mais il permet de mieux comprendre certains cadres historiques, urbains et culturels qui nourrissent l’imaginaire japonais contemporain.
Le MoN Takanawa, ou Museum of Narratives, a ouvert le 28 mars 2026 à Takanawa Gateway City, près de Shinagawa. Il n’est pas lié à Studio Ghibli, mais il peut intéresser les voyageurs attirés par les formes de récit, l’immersion et les musées contemporains. Il faut donc le présenter comme une visite culturelle complémentaire, et non comme une extension de l’univers Ghibli.
Le musée Ghibli n’est pas un parc d’attractions. Il n’y a pas de montagnes russes, pas de grandes files d’attractions, pas de mascottes à chaque coin, pas de parcours spectaculaire façon parc à thème. Les visiteurs qui s’attendent à une expérience proche de Disneyland ou d’Universal Studios risquent d’être surpris.
Il ne s’agit pas non plus d’un musée exhaustif retraçant toute l’histoire de Studio Ghibli film par film. Certains films sont très visibles, comme Mon Voisin Totoro avec le Chat-bus ou Le Château dans le ciel avec le robot soldat, mais le musée privilégie surtout l’esprit de création, les techniques d’animation et l’expérience sensorielle.
C’est précisément ce qui fait son charme. Le musée s’adresse aux visiteurs qui aiment observer les détails, comprendre les coulisses, prendre leur temps, se perdre dans un bâtiment et ressentir une atmosphère.
Non. La réservation est obligatoire et aucun billet n’est vendu sur place. Les billets sont associés à une date et à un horaire précis.
Le tarif adulte officiel est de 1 000 ¥. Les billets coûtent 700 ¥ pour les 13–18 ans, 400 ¥ pour les 7–12 ans, 100 ¥ pour les 4–6 ans, et l’entrée est gratuite pour les enfants de 3 ans et moins.
En règle générale, les billets sont mis en vente le 10 de chaque mois à 10 h, heure japonaise, pour le mois suivant. Certaines périodes, comme juillet et août 2026, peuvent suivre un système spécifique avec loterie préalable et vente générale.
Les photos et vidéos sont interdites à l’intérieur du musée. Cette règle fait partie de l’expérience voulue par le musée. Les espaces extérieurs peuvent être soumis à des règles spécifiques affichées sur place.
Oui. Chaque visite donne droit à une projection au Saturn Theater, mais une seule séance est autorisée par visite. Le court-métrage dépend du programme du moment.
Non, les courts-métrages du Saturn Theater sont conçus pour le musée et sont normalement visibles uniquement sur place. C’est l’une des raisons pour lesquelles la visite est si recherchée.
Oui. Le musée est très adapté aux enfants, notamment grâce au Chat-bus, aux installations visuelles, aux espaces de découverte et au Saturn Theater. Le Chat-bus est réservé aux enfants jusqu’à 12 ans environ.
Oui, le musée dispose d’un café. En revanche, la nourriture et les boissons ne sont pas autorisées dans les salles d’exposition. Il faut utiliser les espaces prévus.
Le musée dispose de casiers pour les petits sacs et colis. Pour les grosses valises, il est préférable d’utiliser les consignes de gare, même si le musée invite les visiteurs à contacter le personnel pour les bagages plus volumineux.
La plupart des installations sont accessibles, mais pas le jardin sur le toit. Le musée dispose de toilettes accessibles, accepte les chiens d’assistance et peut prêter des fauteuils roulants.
Oui, si votre JR Pass est actif, il peut couvrir les trajets sur les lignes JR classiques, rapides et locales, ce qui peut inclure le trajet jusqu’à Mitaka selon votre itinéraire.
Les jours de semaine sont préférables aux week-ends. Le printemps et l’automne sont particulièrement agréables pour combiner la visite avec le parc Inokashira, mais ces périodes sont aussi plus demandées. Les vacances japonaises, la Golden Week et Obon sont à éviter si vous voulez maximiser vos chances d’obtenir un billet.
Oui, à condition de savoir à quoi s’attendre. Le musée Ghibli de Mitaka n’est pas une attraction spectaculaire au sens classique, mais un lieu intime, poétique et très construit. Il vaut surtout pour son atmosphère, son architecture, ses courts-métrages exclusifs, ses détails cachés et sa manière de montrer le travail derrière l’animation.
Pour les fans de Miyazaki et de Studio Ghibli, c’est l’une des visites les plus émouvantes de Tokyo. Pour les amateurs de cinéma, d’illustration, d’architecture ou de culture japonaise, c’est aussi une expérience rare : un musée qui ne cherche pas seulement à expliquer, mais à faire ressentir.
Le principal défi reste la réservation. Mais avec de l’anticipation, plusieurs dates possibles et un peu de patience au moment de l’ouverture des ventes, le musée Ghibli peut devenir l’un des moments les plus mémorables d’un voyage au Japon.