Taxe de séjour au Japon : les tarifs par nuit selon la ville
Au Japon, la taxe de séjour n’est pas nationale : chaque préfecture ou ville fixe son barème, payé par personne et par nuit à l’hôtel, au ryokan ou dans un logement de type minpaku. Kyoto applique depuis le 1er mars 2026 un barème allant de 200 à 10 000 ¥, Tokyo passera le 1er avril 2027 à un taux de 3 % au-dessus de 13 000 ¥ la nuit, et Okinawa introduira une taxe de 2 % le 1er février 2027.
La taxe de séjour japonaise (shukuhaku-zei) est une taxe locale. Elle s’applique uniquement dans les préfectures et les communes qui l’ont créée, avec des seuils et des montants propres à chacune. Elle se calcule sur le prix de l’hébergement par personne et par nuit, et non par chambre : un couple dans une chambre à 30 000 ¥ la nuit paie donc la taxe correspondant à 15 000 ¥ chacun.
L’établissement encaisse la taxe et la reverse à la collectivité. Elle ne dépend ni de la nationalité ni du statut de résidence : un résident au Japon la paie comme un touriste. Elle s’ajoute à la taxe de départ de 3 000 yens prélevée depuis juillet 2026, qui est une taxe nationale distincte, incluse dans le billet d’avion.
Kyoto applique le barème le plus élevé depuis mars 2026
La ville de Kyoto a révisé sa taxe le 1er mars 2026. Le montant dépend du prix de la nuit par personne, calculé hors repas et hors taxe sur la consommation (le prix de la chambre et du service seuls) :
- moins de 6 000 ¥ : 200 ¥ ;
- de 6 000 à moins de 20 000 ¥ : 400 ¥ ;
- de 20 000 à moins de 50 000 ¥ : 1 000 ¥ ;
- de 50 000 à moins de 100 000 ¥ : 4 000 ¥ ;
- 100 000 ¥ et plus : 10 000 ¥.
À Kyoto, aucune nuit n’échappe à la taxe en raison de son prix : même une auberge à moins de 6 000 ¥ y est soumise. Les logements de type minpaku sont concernés comme les hôtels et les ryokan.
Sont exonérés les élèves et leurs accompagnateurs en voyage scolaire ou lors d’autres activités organisées par leur établissement (universités exclues), ainsi que les enfants de 3 ans et plus accueillis en crèche ou en établissement agréé, lors des sorties de ces structures.
Tokyo passe à un taux de 3 % le 1er avril 2027
Le gouvernement métropolitain de Tokyo applique aujourd’hui un barème à deux niveaux, par personne et par nuit :
- moins de 10 000 ¥ : pas de taxe ;
- de 10 000 à moins de 15 000 ¥ : 100 ¥ ;
- 15 000 ¥ et plus : 200 ¥.
Ce système change pour les nuits à partir du 1er avril 2027. Le montant fixe est remplacé par un taux de 3 % du prix de la nuit, et le seuil d’exonération passe de 10 000 à 13 000 ¥ par personne. Une nuit à 20 000 ¥ par personne donnera ainsi lieu à 600 ¥ de taxe, contre 200 ¥ actuellement.
La réforme a été votée par l’assemblée métropolitaine le 27 mars 2026 et a reçu l’accord du ministère des Affaires intérieures le 30 juin 2026. Elle étend aussi la taxe aux logements de type minpaku, jusqu’ici non concernés à Tokyo.
Osaka taxe les nuits dès 5 000 ¥ depuis septembre 2025
La préfecture d’Osaka a relevé ses montants le 1er septembre 2025, au moment de l’Exposition universelle. Le barème en vigueur, par personne et par nuit :
- moins de 5 000 ¥ : pas de taxe ;
- de 5 000 à moins de 15 000 ¥ : 200 ¥ ;
- de 15 000 à moins de 20 000 ¥ : 400 ¥ ;
- 20 000 ¥ et plus : 500 ¥.
Les élèves en voyage scolaire et leurs accompagnateurs sont exonérés. La préfecture précise que la taxe se règle à l’établissement avec le prix du séjour : un paiement anticipé sur un site de réservation ne l’inclut pas toujours, ce qui peut entraîner un supplément à l’arrivée.
Hokkaido cumule une taxe régionale et des taxes communales
Depuis le 1er avril 2026, toute l’île de Hokkaido applique une taxe préfectorale : 100 ¥ pour une nuit à moins de 20 000 ¥ par personne, 200 ¥ de 20 000 à moins de 50 000 ¥, et 500 ¥ à partir de 50 000 ¥.
Plusieurs communes ajoutent leur propre taxe, dont Sapporo, Otaru, Hakodate, Asahikawa, Kushiro, Obihiro, Niseko et Kutchan. À Sapporo, les deux taxes cumulées donnent 300 ¥ par nuit en dessous de 20 000 ¥, 400 ¥ de 20 000 à moins de 50 000 ¥, et 1 000 ¥ au-delà. Les nuits réservées avant le 1er avril 2026 sont taxées si elles ont lieu après cette date.
Fukuoka facture 200 ou 500 ¥ par nuit
La ville de Fukuoka prélève depuis 2020 une taxe de 200 ¥ par personne et par nuit pour un séjour à moins de 20 000 ¥, et de 500 ¥ au-delà. Ces montants incluent la part de 50 ¥ revenant à la préfecture de Fukuoka, collectée en une seule fois par la ville.
Okinawa introduit une taxe de 2 % en février 2027
La préfecture d’Okinawa appliquera une taxe de séjour aux nuits à partir du 1er février 2027. Son taux est de 2 % du prix de la nuit par personne, calculé hors petit-déjeuner, activités et taxe sur la consommation, arrondi au millier de yens inférieur. Le montant est plafonné à 2 000 ¥ par personne et par nuit.
Pour une nuit à 8 500 ¥ hors taxes par personne, le calcul porte sur 8 000 ¥, soit 160 ¥ de taxe. Dans six communes (Motobu, Onna, Chatan, Miyakojima, Ishigaki et Nago), ces 2 % se répartissent entre la préfecture (0,8 %) et la commune (1,2 %), sans changer le total pour le voyageur. Les voyages scolaires et la participation à certaines compétitions sportives de collégiens sont exonérés, sur justificatif.
La taxe se règle à l’hébergement, pas à la collectivité
Partout où elle existe, c’est l’hôtel, le ryokan ou le loueur qui perçoit la taxe auprès du voyageur, puis la reverse à la collectivité. Le voyageur n’a aucune démarche à faire. En cas de réservation prépayée sur une plateforme, il faut vérifier si la taxe est comprise : si elle ne l’est pas, l’établissement la réclame sur place. Notre guide pour payer au Japon par carte bancaire ou en espèces détaille les moyens de paiement acceptés.
La liste des collectivités concernées s’allonge chaque année : la ville de Kumamoto, à Kyushu, prélève par exemple 200 ¥ par personne et par nuit depuis le 1er juillet 2026.